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Des agriculteurs solidaires du Millavois dans l’Aveyron retapent des vieux tracteurs pour aider des paysans de la région de Kaolack

Des éleveurs et vétérinaires du Millavois dans l’Aveyron remettent à neuf des vieilles machines agricoles pour les envoyer à des paysans de la région de Kaolack au Sénégal. Une coopération qui permet de donner une seconde vie à ces engins et de faire vivre des habitants de villages africains.

L’histoire a démarré dans les années 2000 entre l’Association Vétérinaires Eleveurs du Millavois et un petit groupe de paysans de la région de Kaolack au Sénégal.

30 éleveurs de l’Avem se sont d’abord rendus à Kaolack. Puis, l’année d’après, les Sénégalais ont découvert l’agriculture dans le bassin de Roquefort. Et depuis, la coopération n’a pas cessé.

Une seconde vie pour les engins agricoles
Au lieu de finir en pièces détachées ou à la casse, les faucheuses, motoculteurs et autres tracteurs hors d’usage sont réparés dans un atelier à l’Hospitalet-du-Larzac par des agriculteurs bénévoles puis envoyés au Sénégal.

Olivier Patout, vétérinaire membre de l’association et à l’origine du projet raconte : On a vite pointé le déficit alimentaire du bétail dès que la période sèche du pays arrivait. La solution ? Stocker plus d’herbe lorsqu’il pleut grâce à la mécanisation lors de la récolte du foin avec des motos faucheuses. Olivier Patout, vétérinaire et membre de l’AVEM

Rendre les paysans sénégalais plus autonomes
En plus du don de machines agricoles de seconde main, les bénévoles aveyronnais ont transposé le modèle des Cuma (coopératives d’utilisation du matériel agricole) sur les petites exploitations sénégalaises. Un échange de savoir-faire qui permet aux paysans locaux d’être plus autonomes.

Le labourage mécanique des parcelles a permis d’augmenter la superficie cultivée, les rendements et donc les récoltes. L’impact du tracteur est très important surtout qu’il est partagé par plusieurs producteurs. Le modèle de la CUMA est une innovation chez nous. Il n’y en a que 5 et cela renforce la solidarité entre petits paysans. Raphaël Ndiaye, formateur agricole et étudiant en master d’agronomie agroalimentaire à Montpellier.

Cette année, l’Avem recherche des financements pour mener une action sur l’agroécologie. Les membres ont déposé un dossier à l’Agence française de développement.

Julie Valin

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